Quand passé et présent se rencontrent et s’harmonisent en une danse à laquelle « l’âme poète » ne peut rester insensible… Je ne peux résister à l’envie de partager ce merveilleux texte de Jacqueline Badaire, amoureuse de l’Aubrac.
Son texte et ses photos m’ont inspiré ce haïku :
visite des butineurs
la vieille ferme offre son âme
aux randonneurs
« Parfois, les vieilles demeures se parent d’un col de dentelle blanche et légère offrant la poésie au regard ému de l’âme poète.
Volets et portes clos depuis de nombreuses années, la vieille ferme s’ est endormie, ornée de lichens ambrés qui réchauffent ses pierres grises…
Les bruits de pas, les voix des fermiers qui y ont durement travaillé, les souffles des naseaux et les meuglements des aubracs qui s’abritaient l’hiver dans la grange, n’animent plus les vieux murs.
La vie est dehors, au pied de ces murs solitaires.
La seule musique qui berce le long sommeil de la ferme est celle des oiseaux qui nichent dans quelques fentes, les bourdonnements des butineurs qui moissonnent les pollens des belles ombelles blanches .
La nature généreuse et libre se fait la complice des vieilles pierres qui veulent « vivre » encore et encore…. »
Jacqueline Badaire

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